london tubeCe weekend, j'étais en escapade  à Londres.

Quel était le programme? Big Ben...Westminster... les joyaux de la Couronne? 

Non. Cette fois, j’ai choisi de porter un autre regard sur la capitale anglaise, un regard féministe.

La journée a débuté avec la visite du Musée Florence Nightingale pour découvrir le parcours de cette infirmière britannique pionnière des soins infirmiers modernes.


Florence NightingaleNée en 1820, au sein d’une riche famille, Florence choisit très jeune de se consacrer aux autres et souhaite ardemment devenir infirmière. A l’époque, ce métier est considéré comme inconvenant pour une jeune femme de la bonne société, belle et intelligente comme Florence. Malgré la désapprobation de ses parents, elle s’obstine et réussit à se former en passant du temps auprès de médecins de différents hôpitaux.


En 1853, la guerre de Crimée éclate et les troupes anglaises doivent faire face non seulement aux combats mais également à des conditions sanitaires déplorables qui emportent chaque jour un nombre croissant de soldats. Le secrétaire d’Etat à la guerre demande alors à Florence Nightingale de former un groupe d’infirmières capables de se rendre sur place pour remédier à ce désastre sanitaire. Elle recrute donc 38 personnes et part en Crimée pour y expérimenter sa vision du métier d’infirmière. Elle invente, innove, organise, structure et réussit à rendre le séjour des malades et des blessés plus agréable et surtout moins mortel.


Cette expérience la rendit célèbre dans le monde entier ce qui lui permit par la suite de rédiger de nombreux manuels d’infirmerie et de créer une école d’infirmières.
Le musée mentionne une autre grande figure des soins infirmiers : Mary Seacole. Comme Florence, elle apporta son aide aux soldats de la guerre de Crimée grâce à  sa connaissance des herbes médicinales.

 


Ensuite direction le Victoria & Albert Museum, l’un de mes musées préférés ! Les Anglais ayant une approche beaucoup plus pédagogique que la nôtre en matière de savoir historique et culturel, la visite d’un musée anglais est beaucoup plus distrayante que celle d’un musée français. La preuve avec cette séance d’essayage mémorable :

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J’ai pu tester le port du corset, de la crinoline et du panier porté sous les robes à la française. Les deux jupons (crinoline et panier à la française) sont tellement encombrants qu’ils modifient les mouvements du corps. Impossible de marcher droit avec ces immenses paniers. La forme et le poids de la robe obligent à avoir une démarche chaloupée assez fatigante pour la taille et le bassin. S’asseoir est tout aussi sportif et périlleux. Quant au corset, c’est un véritable objet de torture. Même sans utiliser les méthodes de l’époque (enfiler le corset mouillé pour qu’il rétrécisse en séchant, demander à une autre personne de le serrer au maximum), il n’en reste pas moins étouffant. Cet essayage m’a permis de comprendre pourquoi les femmes s’évanouissaient pour un rien à l’époque.

 

 

 

histoiresuffragette03Dernière étape, le musée de Londres qui retrace l’histoire de la ville de l’ère préhistorique à nos jours. Des siècles et des siècles à parcourir et autant d’opportunités pour évincer les femmes de l’Histoire. Pourtant les Londoniens ne les ont pas oubliées puisque le musée propose notamment tout un espace consacré aux Suffragettes qui obtinrent le droit de vote en 1918, 26 ans avant les Françaises. C’était merveilleux et émouvant de voir toutes ces photos, ces objets, il y avait même des vidéos de leurs actions. Tout à coup leur combat prenait vie et je mesurais à quel point cela avait été difficile et dangereux pour ces femmes de se battre pour obtenir le simple droit de voter.

 


Bref, j’ai passé un weekend à Londres ;-)

Rapportés dans ma valise :
- Florence Nightingale Museum, the guide
- The Suffragettes in Pictures, Diane Atkinson, Museum of London, 1996
- Suffragette, My story, An Edwardian girl’s diary (1909-1913), Carol Drinkwater, Scholastic children’s books, 2003